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Parlamento Europeu, 26 de Outubro
de 2005
Imigração no centro
do furacão
O PE aprovou, com a abstenção da direita e o
voto contra da extrema direita um Relatório sobre imigração
económica onde, pela primeira vez, se apela a que a União
encare seriamente a possibilidade de conceder vistos temporários
para a procura de emprego, aos imigrantes económicos extra-comunitários.
A maioria entendeu ainda que os imigrantes legais devem ter direito
de voto. Horas antes do debate sobre este relatório, esteve
no PE Fabrizzio Gatti, o jornalista que embarcou clandestinamente
na Líbia e que esteve uma semana no centro de detenção
de Lampedusa.
Campo de Lampedusa: notícias
de imprensa
«Bilal», un journaliste italien dans la peau d'un
clandestin
Eric Jozsef para Le Temps
26 Outubro 2005
IMMIGRATION. Fabrizio Gatti, de l'hebdomadaire «L'Espresso»,
a vécu six jours dans l'«enfer» du centre de
rétention de Lampedusa. Rome a réagi.
Ils avaient embarqué quelques heures plus tôt, clandestinement,
en Libye ou en Tunisie. A proximité des côtes italiennes,
leur bateau de fortune a été arraisonné mardi
matin par la police maritime et convoyé dans le petit port
de Lampedusa, l'île au sud de la Sicile devenue depuis plusieurs
années la «porte de l'Europe» pour des dizaines
de milliers d'immigrés. Une fois débarquées
sur ce minuscule bout de terre, les 111 personnes qui se trouvaient à bord,
dont trois nouveau-nés, ont, comme de coutume, été conduites
au centre de rétention qui fait l'objet depuis plusieurs
jours d'une véritable polémique dans la péninsule.
Confrontée comme l'Espagne, à l'afflux à ses
frontières septentrionales des candidats à l'immigration
(15000 depuis le début de l'année), l'Italie est
en effet sur la sellette pour les conditions d'accueil et de traitement
des clandestins. Sous la pression, le ministre de l'Intérieur,
Giuseppe Pisanu, vient d'ordonner à ses services une enquête
sur le centre de rétention temporaire de Lampedusa géré par
l'association catholique Misericordia et placée sous le
contrôle des carabiniers.
Jusqu'à présent, les autorités italiennes
refusaient systématiquement à quiconque d'y pénétrer
pour vérifier les conditions de détention des étrangers.
Avec d'autres collègues, le reporter italien Stefano Mencherini
auteur d'un documentaire intitulé Mare nostrum, qui n'a
jamais été diffusé sur les chaînes nationales,
dénonçait en vain cette interdiction. C'est finalement
l'initiative d'un autre journaliste, de l'hebdomadaire L'Espresso,
qui a obligé le gouvernement de Silvio Berlusconi a réagir.
Fabrizio Gatti s'est en effet mis dans la peau de l'un de ces déshérités
qui tentent leur chance à Lampedusa.
Après s'être laissé pousser la barbe, il s'invente
une fausse identité: «Bilal Ibrahim el-Habib, né le
9 septembre 1970 dans le village imaginaire de Assalah, dans le
Kurdistan irakien.» Le 23 septembre dernier, il se jette à l'eau à l'abri
des regards et nage jusqu'à un promontoire. Quatre heures
et demie plus tard, il est repéré par des riverains
puis pris en charge par les carabiniers, direction le centre de
rétention. «Bilal» va passer six jours dans
ce qu'il appelle «le Cayenne de l'Union européenne».
Fabrizio Gatti assiste à de multiples brimades et autres
humiliations dans «l'enfer de Lampedusa». La structure
est surpeuplée. Les conditions sanitaires désastreuses.
Prévu pour accueillir 190 personnes, le centre est régulièrement
occupé par des centaines d'étrangers. Les carabiniers
s'amusent à provoquer les jeunes musulmans en les obligeant à regarder
des images pornographiques sur leurs téléphones portables.
Souvent les clandestins ne sont pas autorisés à se
rendre aux toilettes et sont obligés à s'asseoir
dans leur urine. D'autres, à peine débarqués «sont
contraints de défiler nus entre les carabiniers qui leur
donnent des gifles». Au bout de six jours, «Bilal» est
transféré en Sicile puis relâché avec
obligation de «quitter le pays sous cinq jours». C'est
alors que Fabrizio Gatti a repris sa véritable identité pour
raconter son terrible séjour à Lampedusa.
Immédiatement après la publication de son récit,
l'opposition de gauche a demandé la fermeture du centre
de rétention temporaire de Lampedusa, certains parlementaires
exigeant la démission du ministre Pisanu pour «mensonges».
A plusieurs reprises, celui-ci avait en effet garanti que les conditions
du centre de Lampedusa étaient acceptables et que les demandes
d'asile politique étaient scrupuleusement étudiées.
Fabrizio Gatti affirme à l'inverse qu'il n'a reçu
aucune assistance juridique, contrairement aux dispositions légales. «C'est
un coup monté de la gauche», a répliqué la
xénophobe Ligue du Nord qui est membre de la majorité.
De son côté, Giuseppe Pisanu a préféré diligenter
une enquête et décidé de transformer le centre
de rétention temporaire en structure d'accueil de première
urgence. En clair, les clandestins ne pourront à l'avenir
rester plus de quarante-huit heures dans l'île et seront
transférés dans d'autres centres plus grands.
Alors que le président du Parlement européen, Josep
Borrell, a estimé hier au terme d'une audition de Fabrizio
Gatti que les «abus et les violences dans le centre de rétention
temporaire étaient réellement impressionnants»,
Rome a fait savoir la semaine dernière que le Haut-Commissariat
des Nations unies pour les réfugiés (HCR) aura désormais
un accès permanent au centre de Lampedusa.
Lampedusa: des eurodéputés "floués" veulent
des explications de Rome
GL para a A.F.P.
25 de Outubro de 2005
STRASBOURG (Parlement européen). Des eurodéputés
s'estimant "floués" par
les autorités italiennes lors d'une visite en septembre
au centre de rétention de Lampedusa ont demandé mardi
que Rome soit appelée à fournir rapidement des explications.
Ils reprochent aux autorités italiennes d'avoir "consciemment
floué" une délégation de 12 parlementaires
en ne laissant que onze immigrants lors de leur visite à ce
centre qui reçoit fréquemment 400 ou 500 personnes.
Dans une déclaration conjointe, les quatre principaux groupes
parlementaires ont souhaité que le président du PE
Josep Borrell entreprenne des démarches pour que le ministre
italien de l'Intérieur Giuseppe Pisanu "fournisse dans
les plus brefs délais les explications nécessaires".
En marge de la session plénière à Strasbourg,
ils ont présenté à la presse un documentaire
de Mauro Parissone pour la chaîne nationale italienne LA7
consacré à ce centre installé en Sicile.
Un journaliste de l'Espresso, Fabrizio Gatti, qui a séjourné six
jours en septembre dans le centre en se faisant passer pour un
réfugié kurde irakien, a décrit à Strasbourg
les brimades et actes racistes infligés par des gardiens
ou carabiniers.
Selon lui, aucun des migrants dont il a partagé le sort
n'a été entendu par un magistrat durant sa détention,
contrairement à ce que prévoit la législation.
Des gardiens contraignaient des mineurs musulmans à regarder
des images pornographiques sur un téléphone portable,
obligeaient les immigrants à s'asseoir dans l'urine. Des
nouveaux arrivants recevaient des gifles ou des coups sur la tête.
Il a aussi évoqué les huit toilettes sans porte et
constamment débordantes.
Son témoignage paru le 7 octobre dans L'Espresso avait
accentué la pression sur le gouvernement italien, déjà accusé d'organiser
des rapatriements forcés d'immigrants venus de toute l'Afrique
vers la Libye et de ne pas examiner sérieusement les éventuelles
demandes d'asile des candidats à l'immigration.
Giuseppe Pisanu a annoncé il y a deux semaines qu'une enquête
interne prévoyant une ou des visites impromptues serait
menée auprès du centre.
Le Parlement européen avait approuvé en avril dernier
une résolution sur Lampedusa condamnant l'Italie pour les
expulsions en masse vers la Libye.
Euro deputies call on Italy to explain immigrant camp abuses
LOC, para a A.F.P.
25 de Outubro de 2005
STRASBOURG, European Parliament. European lawmakers demanded on
Tuesday that Italy's interior minister be summoned to explain alleged
abuses at an immigrant holding camp
off the country's southern coast.
"We demand ... that all institutional and political measures
be taken for the Italian government, represented by its interior
minister, to be called to explain to the European Parliament as
soon as possible," the parliamentarians said.
The lawmakers were part of a delegation that travelled to the
camp, on Lampedusa island, last month. They accuse the Italian
authorities of emptying the squalid and usually over-crowded centre
before they arrived.
At a media conference in Strasbourg, four of the deputies hosted
an Italian journalist who had gone into the camp posing as a refugee
and whose testimony proved they had been misled, they said.
"Our delegation was humiliated, we were treated like imbeciles
by the Italian authorities," said Socialist deputy Martine
Roure, adding: "They are the ones being humiliated now."
On arriving at Lampedusa, to which outside access is restricted,
illegal immigrants are supposed to undergo identify checks to determine
whether they can request political asylum and stay in Italy.
According to figures supplied by Italian authorities to the delegation,
the holding centre can shelter up to 400 people on a daily basis
and that they remain there on average for five days.
The camp is designed to hold around 190 people.
The journalist, Fabrizio Gatti from L'Espresso magazine, said
that 447 people had been there, by his count, and that they were
regularly mistreated by Carabinieri paramilitary police.
The illegal immigrants were given few provisions and were forced
to wash in salt water. "Some peoples' skin was so sore they
couldn't wash," he said.
Some of them are thought to have been collectively expelled to
Libya under an agreement between the two countries which has never
been made public.
The government has been roundly criticised by European Court of
Human Rights and the European Parliament over the practice, in
particular for not allowing people to apply for asylum.
The UN refugee agency has had only sporadic access to the centre,
and its officers were refused entry last March for what the local
authorities called "security reasons".
"It seems more and more obvious that the powers of inspection
and the institutional prerogatives of the delegation were deliberately
defied," the deputies said in a statement.
Italian Interior Minister Giuseppe Pisanu said earlier this month
that he had no intention of closing down the controversial immigrant
detention centres, but vowed instead to strengthen their role in
discouraging illegal immigration.
More than 15,000 immigrants have landed illegally on Italian soil
between January 1 and September 29 this year, compared with 9,950
for the same period last year.
IMMIGRAZIONE: EURODEPUTATI UNIONE, CHIUDERE CPT LAMPEDUSA.
CLG, para a ANSA
25 de Outubro de 2005
(ANSA) - STRASBURGO, 25 OTT - Gli europarlamentari
dell'Unione chiedono "la chiusura immediata del Cpt di Lampedusa".
Lo si legge in un comunicato nel quale si sottolinea che è "ormai
chiaro a tutti che il Cpt non è adeguato a gstire il flusso
degli sbarchi di migranti provenienti dalle coste africane e inoltre
non è accettabile sul piano giuridico né umanitario,
che nella stessa struttura, siano praticate l'accoglienza per i
richiedenti asilo, il trattenimentoi dei migranti irregolari, l'identificazione,
il respingimento alla frontiera, le espulsioni dal territorio italiano.
"Le testimonianze sulle condizioni del Cpt di Lampedusa -
affermano gli europarlamentari - evidenziano palesemente una violazione
dei diritti inalienabili della persona e delle libertà individuali".
(SEGUE)
L'Unione: chiudere il Cpt di Lampedusa
26 de Outubro de 2005,
Corriere della Sera
BRUXELLES - «Il Cpt di Lampedusa va chiuso subito».
Lo chiedono gli eurodeputati dell'Unione perché il centro
di permanenza temporanea «non è adeguato a gestire
il flusso degli sbarchi» e «le testimonianze sulle
condizioni evidenziano una violazione dei diritti della persona
e delle libertà individuali». Intanto ieri a Lampedusa
sono sbarcati altri 213 clandestini.
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