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HUMANITÉ

TITRE: Immigration. Une délégation d'eurodéputés de la gauche unitaire s'est rendue dans l'enclave espagnole de Melilla, où elle a dénoncé la politique de l'UE.

AUTEUR: Cathy Ceïbe

Une tragédie qui révèle l'échec de « l'Europe forteresse »

TEXTE-ARTICLE:


Melilla (Espagne),
envoyée spéciale.
« Ils se trouvent quelque part à 150 kilomètres de la Mauritanie. Plusieurs convois transportent 2 500 à 3 000 personnes, mais il est difficile de faire une estimation. » Contacté lundi soir par téléphone, Diego Lorente, responsable de SOS Racismo de Madrid, livre au compte-gouttes les informations que lui transmet Elena. Cette jeune Espagnole, accompagnée de trois autres militantes d'ONG, suit pas à pas le convoi de clandestins subsahariens expulsés dimanche de Bouarfa (est du Maroc). Propulsés brutalement dans les cars, on les sait menottés les uns aux autres, souffrant de soif et de faim. Il y a aussi des femmes et des enfants. « Elena nous dit qu'il y a des morts », mais Diego Lorente n'avance aucun chiffre. Il craint pour sa sécurité. À l'heure où nous écrivons ces lignes, personne n'a idée de l'endroit où ils seront « débarqués », si ce n'est au milieu du désert, au fin fond de la zone militarisée marocaine... Autant dire qu'ils sont expédiés à une mort certaine.
des êtres humains livrés à eux-mêmes, dans le désert.
Vingt jours après s'être agrippés jusqu'à la mort sur le double grillage de barbelés séparant le Maroc de l'enclave espagnole de Melilla, voilà l'un des sorts réservés aux Subsahariens, candidats malchanceux à l'exil. Pressé par la communauté internationale, Rabat a signé un accord avec le Mali et le Sénégal. Depuis lundi, les clandestins de ces pays sont expulsés par avion. Les refoulés à la frontière espagnole en provenance du Ghana, de la Guinée Conakry et Bissau, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, du Nigeria, du Liberia sont, eux, largués dans le désert ou encore errent par centaines sur les routes marocaines, quelque part entre Nador et Oujda (Nord-Est).
« Comment se fait-il que des êtres humains, sans aucun recours, soient livrés à eux-mêmes, dans le désert, au mépris du droit et des traités internationaux », s'insurge le député européen espagnol Willy Meyer. Lundi, une délégation du groupe de la Gauche unitaire européenne et Verte nordique (GUE-GVN) (1) était à Melilla pour évaluer la situation et s'enquérir plus particulièrement du sort réservé aux réfugiés dans le centre d'accueil temporaire des immigrés (CETI) de l'enclave. Habituellement, quelque 480 personnes peuvent y trouver refuge. Aujourd'hui, ils sont près de 1 200. Les plus anciens vivent dans des containers aménagés. Les derniers arrivants dorment dans des tentes de la Croix-Rouge dressées à l'intérieur et à l'extérieur du centre. Les sorties et les entrées y sont libres. Mais ils sont peu nombreux à descendre en ville. Les plus faibles restent allongés. Les autres font le pied de grue devant les grilles du centre.
Le refus
« d'être complice
de la tragédie »
« Ma famille ne sait même pas si je suis vivant, confie Mohamed. Je n'ai pas d'argent pour l'appeler. » Voilà deux ans que ce jeune de vingt-deux ans a quitté la Guinée Conakry. « On a toujours des doutes. On croit que la vie est belle et ce n'est pas ça », dit-il. Ceux qui « ont réussi à passer », comme on dit ici, attendent désormais que les portes de l'Europe s'ouvrent. Mais quand se verront-ils accorder un statut leur permettant d'atteindre la « grande Espagne » ? Une inquiétude partagée par les ONG locales, accueillant les immigrés, qu'ont rencontrées les eurodéputés. « Le problème est complexe, reconnaît Luisa Morgantini, eurodéputé italienne. Il faut résoudre le problème aux frontières, agir rapidement pour venir en aide aux personnes qui cherchent de l'espérance en Europe, mais également se tourner vers les pays d'origine de ces damnés de la terre qui souffrent de la politique de commerce internationale. » Face aux autorités locales rencontrées - le représentant du gouvernement et le président de l'Assemblée -, la délégation des europarlementaires a signifié son refus « d'être complice de la tragédie » de Melilla. « Elle révèle l'échec de la politique de l'Union européenne qui a voulu ériger une forteresse, explique Willy Meyer. Nous, nous voulons transformer cet échec en initiative. »
À quelques kilomètres du centre d'accueil des immigrés, sur la ML 300, quelque part au pied de la double frontière de barbelés, on peut encore voir une montagne de plus de quatre mètres d'échelles artisanales confectionnées par les clandestins pour sauter vers l'eldorado européen. Un déploiement de militaires, fusils à la main, surveillent les collines. Vingt jours après le début des événements, les deux côtés de la frontière hispano-marocaine ont déclaré la guerre aux candidats à l'immigration.
(1) La délégation de
la GUE-GVN était composée
de Giusto Catania, Sylvia Yvonne Kauffmann
(vice-présidente du Parlement européen), Willy Meyer, Luisa Morgantini (présidente de la commission Coopération et éveloppement), Tobias Pflüger et Miguel Portas.
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AP

TITRE: Espagne-Maroc: immigrants africains déportés "Une honte" pour l'Europe, dénoncent des eurodéputés Encadré

ORIGINE-DEPECHE: Bruxelles f

TEXTE-ARTICLE:

Bruxelles (ap) Les tragédies de Ceuta et Melilla sont "une honte" pour l'Europe, ont dénoncé mardi des eurodéputés de gauche de retour d'une journée de visite sur place. La politique migratoire de l'UE est "un échec" et il faut la "réorienter", selon eux.

Membres de la gauche unitaire européenne, ces eurodéputés ont déploré ces "tragédies" qui ont coûté la vie à des "pauvres migrants" qui voulaient gagner l'Europe. Ils ont demandé que toute la lumière soit faite sur ces morts par le biais d'enquêtes judiciaire et parlementaire.

"Dès mercredi", ces parlementaires comptent demander la création d'une commission d'enquête du Parlement européen. Pourtant, au-delà des responsabilités à mettre en lumière à court terme, c'est l'ensemble de la politique migratoire de l'Union européenne qu'il faut changer, ont-ils plaidé à Bruxelles.

Les tragédies de Ceuta et Melilla illustrent "l'inhumanité" de la "forteresse Europe" qui refuse d'accueillir ces migrants. L'Italien Giusto Catania a parlé "de déportations massives" de ces immigrés et dénoncé la "co-responsabilité" du gouvernement espagnol avec celui du Maroc.

La barrière construite entre les territoires marocain et espagnol a rappelé à l'Allemande Sylvia Yvonne Kaufmann le Mur de Berlin. "C'est une honte pour l'Europe, cela n'a plus rien à voir avec l'Union européenne qui défend les droits de l'Homme", a-t-elle déclaré.

Pour l'Italienne, Luisa Morgantini, ces migrants sont "les nouveaux damnés de la Terre". Ces images de fils de fer barbelés tachés de sang avec des morceaux de tissus attachés et ces échelles confectionnées par ceux qui voulaient passer les barrières lui ont même rappelé Jésus Christ sur la Croix.

DATE-CHARGEMENT: 11 octobre 2005
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EL MUNDO ESPAÑA


UE. Inmigrantes. La izquierda europea pide una investigación sobre las muertes en la valla de Ceuta y Melilla

Spanish
(c) Diario EL MUNDO, 2005. http://www.elmundo.es.

DRAMA EN LA FRONTERA

La izquierda europea pide una investigación sobre las muertes

BRUSELAS.- La delegación de eurodiputados del Grupo de Izquierda Unitaria-Izquierda Verde del Parlamento Europeo va a pedir en la sesión plenaria que se celebra hoy en Bruselas que se cree una comisión de investigación parlamentaria para aclarar los incidentes en Ceuta y Melilla. «Enviar a los inmigrantes a morir en el desierto es un escándalo político que la UE no puede silenciar», aseguró el presidente del grupo Francis Wurtz.

Según este grupo político, el Gobierno español es corresponsable, junto con las autoridades alauitas, de la suerte de los sin papeles que fueron repatriados y abandonados a su suerte por Marruecos en el desierto.

Tras una visita de varios días a la zona, los seis eurodiputados arremetieron contra todas las administraciones, incluida la propia Comisión Europea, por su escaso papel en este drama humano, y criticaron la construcción de muros como única solución. «La UE pierde toda su credibilidad al levantar una frontera como la que hemos visto en Melilla», aseguraba la eurodiputada alemana Sylvia Ivonne Kauffman.

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Copyright 2005 Frankfurter Rundschau
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Frankfurter Rundschau

12. Oktober 2005

RUBRIK: Nachrichten; 6

LÄNGE: 379 Wörter

ÜBERSCHRIFT: Kritik an EU-Flüchtlingspolitik ;
Schutz für Migranten gefordert / Marokko setzt Abschiebung fort

AUTOR: AGENTUR

HIGHLIGHT:

Marokko hat am Dienstag die Abschiebung von Flüchtlingen nach Westafrika fortgesetzt. Menschenrechtsorganisationen kritisierten die europäische Flüchtlingspolitik.

TEXT:


Rabat/Brüssel · 140 Senegalesen wurden per Flugzeug in ihr Heimatland gebracht. Weitere Flüge mit Flüchtlingen aus Mali waren in Vorbereitung. Über das Schicksal von 1200 afrikanischen Flüchtlingen, die von der marokkanischen Polizei in das Wüstengebiet der Westsahara abtransportiert wurden, herrscht weiter Unklarheit.

Mehr als 100 von ihnen seien in einem Militärlager nördlich der Grenze zu Mauretanien untergebracht worden, teilten Hilfsorganisationen am Dienstag mit. Der genaue Aufenthaltsort der anderen Afrikaner sei unbekannt. Die Flüchtlinge waren festgenommen worden, nachdem sie versucht hatten, von Marokko aus in die spanischen Exklaven Ceuta und Melilla zu gelangen. Die marokkanische Regierung wies den Vorwurf zurück, sie habe schwarzafrikanische Flüchtlinge ohne Wasser und Nahrung in der Wüste ausgesetzt.

Marokko und Spanien plädierten dafür, eine Ministerkonferenz europäischer und afrikanischer Staaten einzuberufen. An dem Treffen in Marokko sollten alle Länder teilnehmen, die von der illegalen Immigration betroffen seien, erklärten die Außenminister Miguel Angel Moratinos und Mohammed Benaissa in Rabat.

Die Menschenrechtsorganisation Amnesty International (AI) forderte ein "radikales Umdenken" in der europäischen Flüchtlingspolitik. Vor einem Treffen der Innenminister der Europäischen Union (EU) in Luxemburg am heutigen Mittwoch beklagte die Organisation in einem offenen Brief, dass die EU-Staaten zunehmend ihre Pflicht zum Schutz von Flüchtlingen vernachlässigten. "Statt den Flüchtlingsschutz in der Welt zu stärken, scheint die EU-Politik eher darauf gerichtet zu sein, die Menschen mit allen Mitteln aus der EU herauszuhalten."

Der Europäische Rat für Flüchtlinge und Exilanten (ECRE) warnte vor Menschenrechtsverletzungen in der EU-Flüchtlingspolitik. Mehr Hilfe für Afrika forderte die Vizepräsidentin des Europäischen Parlaments, Sylvia-Yvonne Kaufmann (PDS). Die deutschen Grünen forderten von der EU ein klares Bekenntnis zu Menschlichkeit. Nötig sei eine Kombination von Asylgewährung und Bekämpfung der Fluchtursachen. Der Leiter der Hilfsorganisation "Grünhelme", Rupert Neudeck, forderte Europa zu einer gemeinsamen Afrikapolitik auf. Er nannte die bisherige Entwicklungshilfe in Afrika als "total gescheitert". dpa/ap/kna

UPDATE: 12. Oktober 2005
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20:04
ans 0224/SE1 @ES70493 R CRO S0B NIE SA1 S91 R46 QBMO
IMMIGRAZIONE: GUE, A CEUTA E MELILLA ESPULSIONI DI MASSA
CATANIA (PRC), CENTRO ACCOGLIENZA MELILLA MEGLIO DI LAMPEDUSA
(ANSA) - BRUXELLES, 11 OTT - Il governo spagnolo si e' reso
''corresponsabile'' con quello del Marocco di deportazioni di
massa da Ceuta e Melilla e il Parlamento europeo dovrebbe e
avere il ''coraggio'' e la ''coerenza politica'' di denunciarlo
cosi' come fece, a suo tempo, con l'Italia e i rimpatri verso la
Libia. Ad affermarlo e' l'europarlamentare del Prc Giusto
Catania, durante una conferenza stampa con gli eurodeputati
della Sinistra europea (Gue), che ieri si sono recati in
missione nell'enclave di Melilla, dove da giorni arrivano
migliaia di profughi subsahariani che cercano cosi' di entrare
in territorio spagnolo.
Pur criticando la politica di immigrazione messa in atto
dalla Spagna, Catania e Luisa Morgantini hanno sottolineato in
una dichiarazione che il centro di accoglienza di Melilla e'
''di gran lunga piu' umano, piu' dignitoso e piu' decoroso di
Lampedusa e di altri centri di permanenza temporanea italiani''.
''Il ministro dell'Interno, Giuseppe Pisanu, affermando che non
esiste Paese europeo con strutture di accoglienza per migranti
migliori dell'Italia, dice una sonora bugia'', hanno
sottolineato.
''Le barriere sono impressionanti e il loro rafforzamento con
filo spinato e' grave ed e' emblematico dell'idea dell'Europa
fortezza'', ha spiegato nella conferenza stampa Catania, secondo
il quale il centro di accoglienza di Melilla e' invece ''aperto
e di massima accoglienza e dimostra che e' possibile fare
accoglienza in Europa, al contrario di Lampedusa che e' un luogo
di detenzione''. Morgantini ha spiegato che ''non c'e' dubbio
che nel centro di Melilla non ci sono reclusi'', anche se prima
di arrivarci ''l'accoglienza non c'e'''. L'europarlamentare ha
quindi riferito di essere rimasta molto colpita dalle scale
''fatte di rami e nella notte'' che i profughi portano a spalla
anche per sette chilometri, nel tentativo di superare le
barriere erette per impedire l'accesso all'enclave. ''Sono i
nuovi dannati della terra e l'Unione europea deve riconsiderare
la sua politica di immigrazione'', ha osservato.
Il portoghese Miguel Portas ha raccontato la storia
drammatica di tre giovani della Guinea Bissau che si sono
ritrovati alla frontiera con Melilla in tre, dopo essere partiti
in cinque. ''Uno e' morto per strada, l'altro e' stato colpito e
non si sa che fine abbia fatto''. A questo proposito la Gue,
hanno riferito i partecipanti alla conferenza stampa, sostiene
l'idea di una commissione d'inchiesta parlamentare, oltre a
quella condotta dalla magistratura, per verificare le
responsabilita' di chi ha colpito a morte i profughi nel loro
tentativo di scavalcare le barriere.
Il presidente del gruppo, Francis Wurtz, si e' anche detto
'scioccato'' per la ''debolezza'' con la quale la Commissione
europea ha reagito alla ''vergogna'' dell'abbandono nel deserto
di centinaia di profughi da parte delle autorita' marocchine.
''Abbiamo chiesto che si discuta di tutta questa vicenda domani
in apertura della sessione plenaria'', ha affermato Wurtz. ''La
politica sull'immigrazione dell'Europa - ha concluso - non solo
e' disumana. E' in un vicolo cieco. Dobbiamo trovare delle vie
d'uscita''. (ANSA).

CLG
11-OTT-05 20:02 NNNN


UE.- La Izquierda europea corresponsabiliza a Madrid de la deportación de inmigrantes y pide una investigación en el PE

© Europa Press. Está expresamente prohibida la redistribución y la redifusión de todo o parte de los servicios de Europa Press sin su previo y expreso consentimiento.

BRUSELAS, 11 (EUROPA PRESS)

El Grupo de la Izquierda Unitaria/Izquierda Verde (GUE/GNL) del Parlamento Europeo acusó hoy al Gobierno español de ser "corresponsable" junto con las autoridades marroquíes de la situación de los inmigrantes subsaharianos que intentaron pasar a España a través de Ceuta y Melilla y fueron abandonados a su suerte en el desierto.

Además, en el minipleno que tendrá lugar mañana en Bruselas, reclamará la creación de una comisión de investigación parlamentaria para aclarar la situación en la frontera y tampoco excluye solicitar la apertura de una investigación judicial.

"El Gobierno español tendría que haber hecho lo que prevé la legalidad internacional, pero ha permitido las expulsiones en masa. Por eso, consideramos que es corresponsable, con las autoridades marroquíes de la deportación", denunció en rueda de prensa el eurodiputado italiano Giusto Catania, uno de los seis miembros del Grupo parlamentario que regresó hoy de Melilla, donde se desplazaron para conocer la situación de los inmigrantes y entrevistarse con las autoridades locales y organizaciones no gubernamentales.

Los eurodiputados no escatimaron tampoco críticas hacia la Comisión Europea y la parca reacción que ha tenido Bruselas frente a los acontecimientos de Ceuta y Melilla. "Encontramos deplorable y chocante que la Comisión haya reaccionado como lo ha hecho", se lamentó el presidente del Grupo, Francis Wurtz, tras poner de relieve que la imagen de Europa se ve ahora tan "dañada" como la de Estados Unidos, tantas veces denostada por la propia UE.

"La UE pierde toda su credibilidad al levantar una frontera como la que hemos visto en Melilla", se quejó, por su parte, la eurodiputada alemana Sylvia Ivonne Kauffman, que no dudó en hablar de "vergüenza" y evocar el Muro de Berlín para describir lo que se siente al visitar la zona por la que pretenden entrar los inmigrantes.

Para el también alemán Tobias Pflüger, la situación en la frontera hispano-marroquí es el "símbolo" del fracaso de la política europea de inmigración y asilo. Denunció que no hace falta llamar al Ejército, como ha hecho el Gobierno español, para detener a los inmigrantes y habló de un "acuerdo secreto" entre Madrid y Rabat para que Marruecos realice el "trabajo sucio".

Los representantes de la Izquierda Unitaria, que cuentan con unos cuarenta escaños en la Eurocámara, consideraron, en definitiva, que "enviar a los inmigrantes a morir al desierto" es un "escándalo político" que la UE no puede "silenciar". Para el presidente del Grupo, la actual política de la UE no solo es "inhumana" sino que es "insostenible" y hay que cambiarla. "Es una línea Maginot", resumió Wurtz. NO ES ADECUADO.

Ante la petición de crear una comisión de investigación parlamentaria, el presidente de la delegación socialista española en el Parlamento Europeo, Enrique Baron, declaró a Europa Press que no consideraba que fuera una opción "interesante ni adecuada" y que apoyaba más bien una iniciativa más "ambiciosa".

A su juicio, es preferible instar a la Unión Europea a acelerar una política de inmigración común o, dada la urgencia de la situación, una conferencia euroafricana, como la que han propuesto hoy mismo los jefes de la diplomacia de España y Marruecos, Miguel Angel Moratinos y Mohamed Benaissa

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BELGA

19:14
bel EXT080 3 EUR 0462 F BELGA-0431 EDR
EUROPE/MAROC/ESPAGNE/IMMIGRES/PARTIS/PARLEURO/
Melilla: les communistes du PE veulent une enquête parlementaire
» BRUXELLES 11/10 (BELGA) = Le groupe de la Gauche unie européenne (GUE, communiste) proposera mercredi au Parlement européen de créer une commission d'enquête parlementaire en vue de faire toute la lumière sur les drames survenus ces derniers jours dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord de l'Afrique. Une délégation composée de plusieurs eurodéputés de ce groupe a effectué lundi une visite-éclair à Melilla pour se rendre compte de la situation des réfugiés africains qui ont investi l'enclave séparée du Maroc par une double barrière. "Ce que j'ai vu là-bas a réveillé en moi certains souvenirs que j'ai du mur qui séparait jadis Berlin-Est de Berlin-Ouest", a confié mardi la députée berlinoise Sylvia Yvonne Kaufmann lors d'une conférence de presse collective. "Ce mur de barbelés qui sépare le Premier monde du Tiers-monde est une honte pour l'Europe. Ce mur n'a rien à voir avec les valeurs que défend l'Union européenne. Elle perd toute crédibilité quand elle érige un mur comme celui de Melilla", a-t-elle ajouté. Quelque 1.700 réfugiés occupent actuellement le centre d'accueil de Melilla conçu pour accueillir 400 personnes seulement. Si les conditions d'accueil y sont qualifiées de "correctes" par les députés de la GUE, ceux-ci fustigent par contre l'attitude des autorités espagnoles qui ont déjà remis un nombre indéterminé de réfugiés aux autorités marocaines en vue d'une expulsion accélérée, sans leur laisser la possibilité de déposer une demande d'asile pourtant reconnue comme étant un droit en Europe. "Le gouvernement espagnol est co-responsable avec le Maroc des déportations massives actuelles", a critiqué de son côté l'Italien Giusto Catania. "L'Espagne a littéralement abandonné ces personnes aux autorités marocaines, qui elles-mêmes les ont abandonnées dans le désert. C'est une honte!" Pour la GUE, le mur de Melilla est le symbole de l'échec de la politique d'immigration et d'asile de l'UE. "Quand on en vient à tirer sur des réfugiés, c'est la preuve que la politique menée est un échec patent", a jugé l'eurodéputé allemand Tobias Pflüger. La GUE a également dénoncé mardi le fait que Melilla ne sera évoquée que parmi les points "Divers" de la réunion des ministres européens de l'Intérieur, ce mercredi à Luxembourg. "Cela prouve que ces événements n'ont aucune importance aux yeux des ministres européens. Ils devraient pourtant être le sujet prioritaire de la réunion", a conclu Mme Kaufmann. Une dizaine de réfugiés ont trouvé la mort ces derniers jours en tentant de pénétrer par la force dans l'enclave de Melilla, au nord du Maroc, la plupart tués par balles dans des circonstances encore non éclaircies./. EDR (CHN) ./. 111913 OCT 05

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L'Humanité


12 octobre 2005
TITRE: « Aucune ligne Maginot ne suffira »

TEXTE-ARTICLE:


Par Francis Wurtz
président du groupe GUE-GVN
au Parlement européen.
« C'est au tour de l'Espagne, hélas, de livrer au monde des images hideuses (une fois encore aussi inhumaines qu'illusoires) d'un mur de six mètres, de troupes armées contre des malheureux aux mains nues, de chasses à l'homme indignes et de morts d'innocents ! (...)
L'Europe ne protège plus les réfugiés : elle se protège contre les réfugiés ! Et malgré cet acharnement et les moyens de plus en plus colossaux mis en oeuvre, les migrants affluent. Les réalités du monde d'aujourd'hui se rappellent aux dirigeants européens ! Aucune ligne Maginot ne leur suffira pour se défausser de leurs responsabilités dans la gestion déplorable des affaires du monde. Aujourd'hui, une vraie politique de coopération au développement, une réorientation profonde des rapports avec le Sud ne peuvent plus être un supplément d'âme pour agrémenter les discours et améliorer son image. Ce sont des nécessités impérieuses. (...) Dès les premiers drames, notre groupe a décidé de se rendre sur place pour crier notre indignation d'Européens, refuser cet engrenage barbare dans lequel l'Europe s'enfonce et nous mettre comme parlementaires progressistes à la disposition de tous les mouvements et organisations engagés dans ce combat pour la dignité, pour faire de cet enjeu de civilisation l'un des axes prioritaires de notre action, au même titre que le social, l'environnement ou la paix, au Parlement européen. »